Marseille (Des sons qui voyagent- Jour 1)

Aéroport de Montréal

Traîner sa musique avec soi. Trimballer ses outils à mélodies dans 5 valises de 23 kg. S’assurer que la répartition est bonne; qu’on n’a pas trop mis de clés de fa ―celles lourdes de sens― dans son bagage à main.

« Oups! Toi, avec ton sac de crayons de couleur, y’a-t-il une p’tite place pour mon tournevis multi-usage? »

Sur la pesée, on réussit l’épreuve du poids, mais pas des dimensions. Faut alors faire la file avec les vélos et les poussettes et s’inquièter de la possible gougounnophobie* de l’inspectrice. C’est à se demander comment on explique qu’on charrie notre plomberie pour se produire en pestacle dans les Hautes-Alpes.

*Note aux fans: Ariane DesLions et son fidèle acolyte sont des virtuoses du gougounnophones, un instrument à tubes de PVC qu’on fait résonner à l’aide des fameuses sandales de mousse, les gougounes.

Vol Montréal-Marseille

Faque on va s’parler de l’Option PLUS d’Air Transat deux minutes. Un p’tit couvre appui-tête gris brodé sur ton siège, on te fait sentir fancy. (Pis tsé, ç’pas long quand tu côtoies des musiciens en tournée internationale…) On te vend des attentes moins longues, en te faisant croire que tu vas t’ennuyer autant qu’un mardi midi du mois d’avril dans la salle d’attente de la SAAQ. Une chance que la trousse Comfort arrive juste au moment où tu réussissais à t’endormir!


Arrivée sur Marseille

  • 5 valises de 23 kg
  • 2 grandes boîtes de carton ―grandeur « frigo »―sauvées de la déchiqueteuse du supermarché;
  • une poubelle que tu entends convertir en banc;
  • une coup’e de batteries…

Tu fais des «X» sur ta liste mentale pendant qu’on grignote assis.e.s sur l’herbe sèche d’un terre-plein du centre commercial, entre les bretelles d’entrée et de sortie de l’autoroute.


« Tu penses-tu que le ukulélé rentre encore dans la Zephira? Ta tête frotte-tu su’l carton qu’en t’embarques? »

« Ouvre grand la fenêtre: j’ai mal au cœur. »

« Au rond-point, prenez la troisième sortie, direction centre-ville de Marseille. »

« Tcheckes la mer! … Ah b’en oui, toi tu vois pas à gauche, à cause du stock. »

C’est à 14h30, quand on passe la porte au bas de l’appartement marseillais qui nous accueille, que tu réalises qu’il faut monter les 5 valises sur 3 étages dans l’escalier en colimaçon…

La journée est pas finie!

 

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Une réflexion sur “Marseille (Des sons qui voyagent- Jour 1)

  1. AHAHAH! C’est beau l’aventure, mais quand on amène tout l’appartement dans nos valises…Pas besoin de prévoir des séances de gym!
    La vue compense pour l’effort, c’est magnifique et ça ne fait que commencer.
    Amusez-vous bien. xxx

    Aimé par 1 personne

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